Un ex cadre de Michelin aurait livré des secrets de fabrication à Bridgestone.

L’ingénieur de 32 ans est soupçonné d’avoir envoyé le 3 juillet 2007 un courriel à Bridgestone proposant de lui vendre des données confidentielles de son ex-employeur, contre 100.000 livres sterling (150.000 euros environ). Bridgestone, le premier fabricant japonais de pneus avait alors immédiatement alerté Michelin qui a tendu un piège à son ancien salarié en communiquant avec lui par internet, se faisant passer pour le fabricant japonais.

L’ex salarié de Michelin a été mis en examen pour “livraison à une entreprise étrangère de renseignements dont l’exploitation et la divulgation sont de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation”. Il encourt une peine de 15 années de réclusion.
L’ingénieur a été interpellé le 9 janvier dans l’Eure par les policiers de la Brigade centrale pour la répression des contrefaçons industrielles et artistiques, chargés de l’enquête. Placé en garde à vue, il a été rapidement transféré à Clermont-Ferrand.

Michelin a confirmé qu’”un ancien salarié est suspecté d’avoir tenté de vendre à la concurrence des documents confidentiels”. “Nous ne souhaitons pas nous exprimer davantage tant que l’enquête judiciaire est en cours”, a déclaré une porte-parole du groupe. “Nous entendons faire respecter notre propriété intellectuelle de manière très stricte”, a-t-elle poursuivi, soulignant que “Michelin dépose actuellement 150 brevets par an”.