L’OCDE plaide pour une coopération internationale face à la cybercriminalité

L’OCDE recommande, dans un rapport publié recemment, de mettre en place une stratégie globale pour lutter contre les programmes informatiques malveillants (« malware » en anglais), en passe de devenir une « menace sérieuse pour l’économie de l’internet ».

« L’activité malveillante en ligne affecte tous les utilisateurs d’internet », des entreprises au gouvernement en passant par les simples internautes, mais fait encore l’objet d’une « réponse locale fragmentée », estime l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
Au cours des 20 dernières années, les attaques informatiques ont changé de nature: d' »exploits » occasionnels commis par de jeunes pirates en quête de gloire, elles sont devenues une « industrie criminelle mondiale multi-millionnaire » qui agit dans l’ombre, souligne le rapport.
Les logiciels malveillants (virus, logiciels espions, enregistreurs de frappes de touches…), relève-t-il, « ne sont plus un jeu pour des gamins, mais un business sérieux et lucratif » qui évolue très vite.
Selon l’OCDE, la « coopération internationale » est par conséquent « essentielle » pour lutter contre ce fléau, qui pourrait devenir « une menace sérieuse pour l’économie de l’internet et la sécurité nationale ». »Une large panoplie d’acteurs a un rôle à jouer dans le combat » contre la cybercriminalité, assure l’organisation, et les rôles et responsabilités de chacun doivent être mieux définis.
« Alors que les gouvernements se reposent toujours plus sur internet pour fournir des services aux citoyens, ils sont confrontés à des défis complexes » pour protéger leurs systèmes et réseaux informatiques d’une attaque ou d’une intrusion.
Les Etats-Unis ainsi que plusieurs pays européens ont ainsi signalé l’an dernier avoir été la cible d’attaques par internet, en provenance de Russie ou de Chine.
Le grand public est lui aussi visé par les menaces en ligne, telles que le vol d’identité.
L’OCDE propose également plusieurs pistes d’action, parmi lesquelles une meilleure sensibilisation des internautes, l’attribution de ressources plus importantes pour poursuivre les cybercriminels ou encore l’établissement d’un code de bonnes pratiques.